Boissons médiévales
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Du bon hypocras |
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Parmi ses adeptes les plus fameux on compte : Rabelais, Henri IV, Louis XIV, Gaston Fébus... Après le XVIII ème siècle la précieuse recette tombe dans l’oubli. Au Fil du GN vous la livre en exclusivité totale |
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La recette de l’hypocras est attribuée au célèbre médecin Grec Hippocrate ( V ème siècle avant J-C.) Bien plus tard les chevaliers Chrétiens , à l’occasion d’une Croisade en Orient, furent conquis par cette véritable " potion magique " et ramenèrent la recette d’Hypocras en Occident. C’est grâce à ses saveurs si agréables et à ses vertus tonifiantes et même aphrodisiaques (assurait-on...) que l’hypocras devient l’apéritif à la mode au moyen-âge, notamment. Un hypocras se déguste frais (11°) et sans glace à l’apéritif. On l’apprécie également en vin de dessert pour accompagner des pâtisseries au chocolat, par exemple... Je tiens a signaler qu’il doit y avoir autant de recettes différentes d’Hypocras que de livres les publiant. J’ai eu l’occasion d’en goûter de toutes sortes et vous livre celle qui me parait la plus savoureuse.
1 litre de bon vin rouge (bien qu’il soit possible de le réaliser avec des rosés légers et sucrés ou encore des vins blancs de type sauvignon)
Mélangez le tout et laisser reposer au moins une nuit entière voire plus. Fiez vous à votre goût. Lorsque les arômes se sont développés, il est temps de filtrer.
Bière gauloise Ah ces Barbares ! Quels joyeux lurons ! Toujours partants, pour une bonne bagarre, pour un banquet homérique, ou pour boire une tournée dans des crânes de vaincus ! On ne s’ennuie décidément jamais avec eux. Et les Barbaresses, quand elles ne sont pas en train de tanner le cuir des adversaires, que font-elles ? La bière qui sera servie dans les crânes, pardi !
Il faut : Matériel : un thermomètre, un gros chaudron et une grosse cruche en céramique ou faïence, un tissu résistant en coton ou en lin Bien laver l’orge avec sa balle. Laisser reposer et gonfler quelques jours dans de l’eau tiède, en changeant le liquide chaque jour. Pour la germination, étendre les céréales sur un tissu humide. Arroser régulièrement avec de l’eau tiède, ou recouvrir avec un linge humide. Quand le germe est bien visible, laisser sécher l’orge, au soleil par exemple. Puis le rôtir sur le feu ou dans un four ouvert, à environ 50°, en veillant bien à ce que la température ne dépasse pas 60°. La durée du rôtissage a une grande influence sur le goût de la bière. Le processus est achevé lorsque les grains sont croquant. Moudre grossièrement le malt grillé. La balle devrait si possible adhérer au grain. Mettre ces céréales à cuire dans l’eau (deux volumes d’eau pour un volume de grain). Chauffer lentement à 50/52°. Laisser 5 minutes à température constante, puis chauffer à 60° et garder cette température pendant 15 minutes. Augmenter à 75° et maintenir pendant environ 25 minutes. Puis verser le liquide obtenu à travers un linge et ajouter 5 à 8 litres d’eau bouillante. Remettre ce mélange dans le récipient et ajouter l’écorce de saule (ou les autres épices) dans un petit sac en tissu. Laisser cuire jusqu’à ce que le liquide ait réduit de 10 %. Enlever l’écorce de saule et refroidir rapidement le liquide à 15° (l’hiver, on peut déposer le récipient dans la neige, l’été, on peut y faire tremper des blocs réfrigérants pour glacières). Rajouter la levure de bière, bien mélanger et laisser fermenter quelques jours dans une cruche recouverte d’une gaze. Après trois jours, écumer la mousse. Dès que la fermentation s’arrête, la bière est consommable.
Remarque : Traditionnellement, le brassage de la bière est une activité féminine. Ce phénomène s’explique par le fait que lorsque les femmes mâchent le malt, la fermentation se passe sans que l’on ait besoin de rajouter quoi que ce soit, la salive féminine contenant une enzyme spéciale qui déclenche le processus de fermentation. La recette (datée de 2000 av. JC !) est extraite de "Voyage culinaire dans le passé : un livre de recettes de cuisine de la préhistoire au moyen âge" du Centre Jurassien du Patrimoine. C’est la véritable bière de l’âge du bronze ! |
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Hydromels |
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Il faut croire que de tout temps l’homme a su faire fermenter le miel... Notons tout de même que l’expérience a apporté des raffinements à la méthode. J’en veux pour preuve ces deux recettes d’hydromel, l’une gauloise de l’âge du fer (env. 800 ans av. J.C.), l’autre médiévale (période classique XIè-XIIè siècles). Toutes deux proviennent de sources archéologiques, il est donc possible de retrouver les goûts et sensations de nos ancêtres. L’on peut s’amuser à organiser concours et dégustations... Et l’on dira que le GNiste n’est pas cultivé ! |
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Hydromel à la mode gauloise
Il faut : Chauffer l’eau à environ 40° et y dissoudre le miel. Verser dans un pot en grès, ajouter la pomme râpée et le jus de citron. Recouvrir de gaze et laisser reposer à température ambiante pendant 2 à 4 semaines. Écumer chaque jour la mousse et remuer le liquide. Dès que la fermentation ralentit, l’hydromel est buvable.
Remarques :
Si l’on veut accélérer la fermentation, on peut remplacer les acides de fruits par de la levure de bière (ou du levain pour pain) en diluant ½ cuillère à café de levure dans de l’eau
miellée tiède. Verser dans le pot dès que la fermentation commence, et bien mélanger avec le reste de l’eau miellée tiède. Hydromel à la mode médiévale
Il faut : Matériel : thermomètre, ballon en verre rond contenant 10 litres, bouchon percé par un tuyau, un peu de cire, bouteilles stérilisées, bouchons propres
Faire bouillir le miel et l’eau en remuant fréquemment. Assaisonner légèrement avec le clou de girofle, le gingembre ou l’anis. Bien écumer et laisser refroidir. Pendant ce temps, laisser
se dissoudre le levure dans une cuillère à soupe d’eau à environ 42° à 45°. Écumer une dernière fois la mousse de l’eau miellée. Dès que la levure produit des bulles, ajouter l’eau
miellée et bien mélanger. Remplir doucement le ballon de verre avec le liquide (en produisant le moins possible de mousse). Mettre le bouchon et le sceller avec de la cire. Faire dépasser
le tuyau du bouchon dans un récipient rempli d’eau et déposer les récipients dans un endroit chaud de la maison.
Remarques : |
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Ces recettes sont sorties de l’ouvrage "Voyage culinaire dans le passé", du Centre Jurassien du Patrimoine. Retrouvez sur le site hydreaumiel.orgpleins d’anecdotes, d’articles et de recettes pour les passionnés de cette boisson.
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Vin à la sauge |
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Un délicieux apéritif, inspiré par une recette médiévale. Facile à préparer et pas très cher :) |
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Ingrédients pour 6 verres : La veille, verser le contenu de la bouteille dans un grand récipient. Broyer à la main les feuilles de sauge, et bien mélanger au vin. Recouvrir d’un torchon et laisser infuser toute une nuit en remuant de temps à autre. Le lendemain, filtrer la préparation. Goûter et ajouter du miel pour sucrer le vin qui garde un goût âpre. Se boit frais, en apéritif ou en accompagnement. La sauge est réputée pour ses qualités digestives.
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Vin de Framboises |
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Un apéritif très doux et facile à préparer. |
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Ingrédients : Faire macérer 24h les framboises lavées, avec le vin. Filtrer en pressant un peu et porter le jus à ébullition avec le sucre. Cuire à feu doux en remuant sans cesse pendant une demi heure environ. Filtrer à nouveau, puis après refroidissement mettre en bouteille. |